Partie de baise à la caserne
C'était
un bel incendie comme les pompiers les aiment. Un entrepôt
de cotonnade, le genre d'immeuble qui brûle bien, quelques
personnes à sauver facilement grâce à la grande
échelle, les manutentionnaires et le comptable de l'entreprise.
C'est un incendie immense qui dure longtemps, qui fume beaucoup,
et dont la presse va se faire l'écho. Mais qui ne représente
pas de danger particulier. Prévenus à deux heures
du matin, nous y étions encore à deux heures de l'après-midi.
Nous étions fiers de notre travail, et dans ce genre de
cas quand c'est médiatisé et que tout se passe bien,
on a droit à une gratification et, qui sait, peut être
une médaille avec serrage de paluche d'un officiel. C'est
dans cet état d'esprit que notre équipe est rentrée
à la caserne pour aller se reposer. Nous avions tous pris
une douche et nous étions allongés dans notre chambrée,
nus sous les draps à cause de la chaleur de l'été.
Nous avions du mal à nous endormir. Mais nous étions
à la fois excités par le souvenir du feu, et les rideaux
peu opaques laissaient passer toute la lumière de cette très
ensoleillée après-midi.
Nous discutions donc de choses et d'autres en essayant de trouver
le sommeil. Au détour de la conversation, l'un d'entre nous
a dit : merde, je bande. Et c'était vrai, on pouvait voir
son sexe dressé sous le drap. Personne n'a de bromure, dit-il
j'ai une envie.
" Branle-toi, on t'a déjà vu faire sous la
douche, ça ne nous changera pas beaucoup. " Mais le
pompier hésitait. Un autre lui dit, " Bon et bien vous
avez réveillé mes instincts virils, moi je me branle.
"
Nous étions cinq dans la chambrée, moi j'étais
le petit jeune qui venait d'arriver Mon rôle était
de fermer ma gueule pour apprendre à me conduire comme eux.
Le second pompier a commencé à se branler sans trop
de gêne. Il gardait le drap recouvert. Le premier lui a emboîté
le pas. Une odeur et une tension de sexe se sont bientôt mises
à régner dans la pièce. Les deux pompiers se
caressaient plus qu'ils n'osaient vraiment se branler ce qui prenait
du temps. Moi-même je commençais aussi à me
caresser discrètement, mais ça n'a vraiment échappé
à personne. Un quatrième pompier s'est lui aussi mis
à se caresser et à dit : " Putain, c'est dommage
qu'il y n'ait pas une jolie fille dans la pièce qu'est-ce
que j'aurais aimé la regarder. " Le cinquième
a retiré son drap, s'est retourné et a montré
son cul en disant : " Et ça en matière de jolie
fille, ça vous tente. " Tout le monde a ri gras. N'empêche,
qu'après avoir exhibé son cul, il s'est mis à
montrer sa bite. " Personne n'a un trou pour ma belle bite
? " Re-rires gras. " Et toi le jeunot, t'as pas un trou
pour ma bite ? "
Je ne sais pas pourquoi, par provocation sans doute, pour montrer
que leur blague à la con était déplacée,
j'ai décidé d'ôter le drap, de me retourner,
de me mettre à quatre pattes et d'ouvrir mon anus avec les
doigts. " Ça te tente ? Allez viens ! " dis-je.
Le mec en eut le souffle coupé et ne savait plus quoi dire.
Il se tenait comme ça comme un con la bite à l'air.
" Pas d'amateurs, je remballe ? "
Et pourtant si, il y en a eu un qui a eu le culot d'être
intéressé. " Putain, j'ai jamais vu d'anus de
ma vie, montre-moi ! " Ce qui devait durer quelques secondes
a dû continuer beaucoup plus longtemps. Le mec s'est approché
et m'a inspecté du regard de fond en comble. Merde, ça
m'excitait. Ce con-là est retourné vers son lit, a
pris un préservatif dans le tiroir de sa table de chevet
et, sans rien me demander, s'est mis à me pénétrer
devant tous les collègues. Ces derniers n'en revenaient pas
de notre audace. Enfin, la mienne s'était arrêtée
à montrer mon cul, celle de mon collègue commençait
tout juste. Il n'a pas fallu plus de quelques secondes pour que
tous les collègues soient autour de nous à se branler
consciencieusement. La scène a duré une dizaine de
minutes. Ça sentait le sperme dans toute la chambrée,
les mecs étaient devenus tous fous. Ainsi les uns après
les autres, chacun a joui sauf moi. Le dernier, c'était celui
qui m'enculait. Les encouragements de ses collègues le gênaient
plus qu'autre chose.
Ensuite, nous sommes tous retournés à la douche,
dans une sorte d'esprit de très proche camaraderie. Comme
j'étais le seul qui n'avait pas encore éjaculé,
je me suis branlé sous la douche devant le regard de mes
camarades. Alors que, repus et finalement écrasés
par la fatigue, nous allions nous coucher, l'un d'entre eux m'a
demandé très gentiment s'il pouvait me prendre discrètement
à l'abri du regard des autres. J'ai accepté, nous
sommes restés dans les douches et il m'a pris avec beaucoup
de délicatesse.
Depuis je suis devenu une sorte de mascotte. Je passe les envies
des uns et des autres et de temps en temps, lorsque l'occasion,
toujours trop rare, se présente, il nous arrive de faire
quelques psychothérapies sexuelles de groupe. Mais attention,
ne leur parlez jamais d'homosexualité, l'idée même
ne leur est jamais venue à l'esprit. Ce sont juste des jeux
de garçons qui servent de palliatif au manque de filles.
Il y en qu'un qui est amoureux de moi, celui qui m'a pris discrètement
dans la douche. Mais il ne m'en a jamais parlé, alors nous
nous aimons dans le silence. Ça se passe comme ça
chez les pompiers.
Auteur : Antoine L.
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