Thérapie de couple - 2
Ce
que je vis me ravit : le champ de la caméra couvrait le salon
au fond de la pièce, et la table de la salle à manger
au premier plan. La vue des jambes écartées de ma
femme, allongée sur la table, agitées par les mouvements
de va et vient d'Antoine me fit frémir de bonheur. Pour une
raison que j'ignore, le son était inaudible, mais je n'en
avais cure. Je repris le film à son début, tel le
gourmet qui cherche à se régaler de la moindre gorgée
d'un mets d'exception. Pendant de longues minutes, Antoine et Sonia
semblent discuter de banalités. L'image est floue, car ils
sont assis sur le canapé du salon, je distingue assez mal
les visages, mais à la gestuelle de ma femme, je vois bien
qu'elle est mal à l'aise. Puis elle se lève et, d'après
ses gestes, il me semble qu'elle demande à Antoine de partir.
Ce dernier se lève à sa suite jusqu'à hauteur
de la table où je les distingue parfaitement. Sonia a le
regard noir, elle semble fixer l'objectif de la caméra, je
me demande même si elle ne voit pas le voyant vert de celle-ci.
Pendant ce temps, Antoine lui parle en s'approchant d'elle. Elle
reste les bras croisés lorsqu'il commence à lui toucher
les épaules. Elle s'incline légèrement pour
l'empêcher de lui poser un baiser dans le cou. Mon excitation
est intense car je vois l'instant où elle franchit le pas,
en gros plan. A son visage, la tension est extrême : elle
ne semble pas vraiment approuver ce qu'elle va faire. Pourtant,
elle décroise ses bras, sans se retourner, ce qu'Antoine
prend pour un encouragement. Il a maintenant les mains qui remontent
de ses hanches à la naissance de ses seins. Libres de tout
mouvement sous le tee-shirt blanc, il les effleure délicatement,
comme s'il craignait de les briser. Les pointes de ses seins sont
dressées sous le tissu lorsqu'il recommence à l'embrasser
dans le cou. Avec les caresses qui se font plus franches, je vois
les deux reliefs accompagner les mouvements des mains.
Sonia a les yeux mi-clos, elle s'abandonne à cet homme qui
maintenant a éveillé en elle l'excitation interdite.
Comme embarrassée, elle donne l'air de ne pas savoir que
faire de ses mains, mais Antoine a pris l'initiative de soulever
sa petite jupe noire. Du moins, je le devine, car le champ de la
caméra s'arrête au niveau du nombril. Il est toujours
plaqué contre son dos, et je pense qu'il a maintenant sa
main gauche au niveau du bas-ventre, ce qui lui permet de se frotter
contre ses fesses. La main droite continue de lui caresser le sein
qui s'est retrouvé découvert lorsqu'il s'est faufilé
sous le vêtement. Soudain, Antoine interrompt cet instant
torride, retourne Sonia et cherche à l'embrasser, ce qu'elle
refuse. Elle lui dit quelques mots, il acquiesce et l'attire vers
la table. Comme ils ont reculé de quelques pas, je les vois
maintenant jusqu'à hauteur des genoux. En deux gestes, il
fait glisser la jupe au sol, Sonia l'enjambe et rejoint Antoine
appuyé contre la table. Les deux mains de l'homme parcourent
les formes arrondies du postérieur sous la culotte blanche,
il a en bouche le téton qui était tout à l'heure
découvert.
Dans le même temps, elle le caresse, comme elle le fait parfois
avec moi : la main gauche sur les bourses, la droite massant le
membre avec la paume. D'après les soubresauts qui se transmettent
à la table, je devine qu'il a éjaculé dans
son pantalon. Elle ne s'en est pas rendue compte, car elle continue
ses gestes nerveux, jusqu'à ce que la turgescence défaillante
de l'organe ne trahisse l'éjaculation précoce. Après
toutes ces années d'abstinence, nous sommes tous trois indulgents
pour cette panne. Sonia dégrafe la boucle du ceinturon, ouvre
la braguette et fait glisser le vêtement par terre. Son amant
est tendu, il a fermé les yeux lorsqu'elle a vigoureusement
repris en main le sexe flaccide et englué. Elle commence
à toute vitesse, le sperme lubrifiant le mouvement frénétique.
Malheureusement, malgré la bonne volonté conjuguée
des deux amants, la rigidité déficiente persiste.
Il se redresse, retourne Sonia vers la table, la soulève
et l'assied face à lui.
Il se penche sur elle, un temps, je crois qu'il va essayer de la
pénétrer malgré tout. Comme il est discrètement
de travers, je vois qu'au contraire, il caresse avec une de ses
mains son gland contre la culotte et l'intérieur des cuisses
qui se trouvent désormais juste à la bonne hauteur.
Elle, reste passive, accoudée, elle semble concentrée
à synchroniser ses mouvements de bassin avec ceux du membre
qui reprend peu à peu du volume. Je me permets un petit retour
en arrière : en effet, elle soupire chaque fois que le gland,
de plus en plus vigoureux entre en contact avec son petit minou.
En fait, ses mouvements cherchent à augmenter la vigueur
des à coups. Tirant la culotte sur le côté,
il la pénètre enfin. Visage de surprise de Sonia qui
ne s'y attendait pas. La pénétration est assez courte,
je ne vois plus que les fesses de l'homme, mais je devine des gestes
lents et profonds.
Après quelques instants d'allers-retours très doux,
il s'interrompt et s'accroupit pour enfourner sa tête entre
les deux cuisses ouvertes. Le sommet dégarni de son crâne
bouge au même rythme que les petites fesses de Sonia. Tout
en lenteur, ses cuisses se referment progressivement et ses talons
impriment au dos de l'homme des mouvements de plus en plus rapides.
Lui s'escrime à maintenir écartée la petite
culotte. Cela semble durer éternellement, et j'ai hâte
de visionner la suite ; j'accélère un peu le déroulement
du film.
Antoine, encore en chemise, a repris la pénétration.
Il a fait glisser ma femme sur le côté de la table,
si bien que je les vois de profil. Sonia est époustouflante
: elle accompagne les mouvements du sexe qui la pénètre,
son visage grimace à chaque coup de boutoir. Elle est à
demi assise, ses deux talons reposent sur le rebord de la table
et elle s'arque régulièrement. Je la vois si bien
que j'ai l'impression de sentir l'odeur musquée de sa transpiration,
mêlée à celle de ses sécrétions
intimes. Je remarque qu'Antoine ne bouge presque plus, il semble
médusé par l'ardeur de cette femme à faire
aller et venir ce membre en elle. Je n'ai pourtant pas l'impression
qu'elle y prend plaisir, ses gestes paraissent mécaniques,
comme si elle voulait en finir au plus vite. Je retiens un détail
qui en dit long sur l'ardeur du rapport : la table oscille dangereusement,
ce dont ne semblent pas se rendre compte les deux protagonistes.
C'est probablement un craquement suspect qui les alerte, car ils
s'interrompent brusquement.
Je vois Antoine qui s'est retiré et s'est penché
sous le meuble. Son sexe pendouille à nouveau, ce qui risque
de compromettre la suite des ébats. Sonia est debout, elle
semble empruntée, attendant la reprise. Elle lisse son tee-shirt,
remet machinalement sa culotte en place. Elle doit être humide
car après l'avoir touchée, elle regarde ses doigts
en les frottant. Antoine lui glisse deux mots, elle fait un geste
désinvolte et répond par une courte phrase. L'homme
s'incline alors vers Sonia pour faire descendre son slip humide,
puis il la hisse contre lui pour l'empaler littéralement
sur son membre qui a repris aussi vite de la vigueur qu'il l'avait
perdue. Le couple se dirige contre le mur et c'est au tour d'Antoine
d'imprimer avec fermeté des coups irréguliers probablement
modulés par la fatigue. Sonia s'est pendue à lui,
écrasée contre le mur, mais son visage est tourné
vers la caméra, manifestement, elle évite le souffle
de ce mâle qui va et vient en elle. Indiscutablement exténué,
Antoine lâche prise et affiche une mine défaite, le
sexe pointant vers le haut. Après l'excès de vitesse,
il semble qu'il ne parvienne pas à conclure.
Il l'entraîne vers le salon, s'assied sur un des larges fauteuils
et attend que Sonia reprenne place sur lui. Contre toute attente,
elle lui tourne le dos et s'assied sur lui. Cette position semble
lui convenir, elle est à moitié debout, s'aide de
ses mains posées sur les deux accoudoirs pour recommencer
sa danse adultère. Il l'aide en maintenant ses hanches, les
mains calées à la racine des cuisses. Les images que
je contemple ressemblent à une étrange et morne sarabande
muette. J'y vois un homme faire l'amour à ma femme, le visage
trop flou pour que je puisse y détecter un quelconque sentiment.
J'y vois une femme se laisser pénétrer mécaniquement,
comme un automate sexuel, trahissant sa lassitude par ses regards
furtifs, attendant l'issue de cette situation scabreuse, en s'agitant
sur cet homme pour qu'il arrive enfin à conclure.
C'est après environ une minute qu'Antoine ralentit brutalement
le rythme saccadé, ses jambes se tendent, ses pieds se crispent
à chaque geste de Sonia. Lorsqu'il lâche les frêles
cuisses au-dessus de son pubis, mon épouse en profite pour
reprendre un mouvement rapide, qui a pour premier effet visible
depuis mon poste d'observation de provoquer une réelle excitation.
D'après les impulsions de son petit postérieur, je
suppose qu'elle fait glisser contre ses petites lèvres le
sexe ramolli retombé sur le bas ventre d'Antoine. Lorsque
nous faisons l'amour, il lui arrive de stimuler son clitoris contre
ma verge jusqu'à ce qu'elle jouisse de cette façon.
Je suis alors subjugué, Sonia prend enfin le plaisir auquel
elle a véritablement droit, car jusqu'à présent,
dans ses gestes, dans son attitude, je sais qu'elle n'y a trouvé
aucune satisfaction. Elle rendait un service à Antoine, c'est
tout, puis, finalement, elle s'est décidée à
cueillir sa part de jouissance dans cette situation inattendue.
Antoine l'a laissée faire, j'ignore s'il a bien saisi par
ailleurs l'importance de ce dénouement pour Sonia et moi.
La fin du film est un plan fixe sur une pièce vide. Je ne
sais pas exactement ce qu'il s'est passé ensuite, mais je
crois qu'Antoine est parti après s'être rhabillé
sous l'objectif de la webcam. Je dois vous avouer que je suis resté
immobile devant mon écran pendant plusieurs minutes. Le tout
avait duré à peine un quart d'heure, mais une éternité
me séparait de ce matin.
J'avais l'intention initiale de garder ce film, mais je me suis
vu mécaniquement l'effacer. J'étais terriblement excité,
mais également béat d'admiration pour mon épouse,
qui avait accepté de coucher avec un homme par pure bonté
d'âme, presque par pitié. Elle ne l'avait pas embrassé,
ne l'avait jamais regardé dans les yeux, puis avait conclu
cette affaire à sa façon, afin de tout maîtriser
du début à la fin.
Lorsqu'elle revint de la piscine, elle sentait le chlore et devait
se réjouir de ne plus porter de traces de sa coupable relation.
Elle essayait de ne pas afficher son trouble et je lui épargnai
toute question indélicate. Etant l'instigateur de cette aventure,
je n'avais qu'à savourer la satisfaction de la mission accomplie.
Notre vie sexuelle a connu ce jour un véritable coup de tonnerre
; ce mensonge inavoué a joué le rôle d'un étonnant
stimulant. Je ne revis plus Antoine. Nous n'étions pas fâchés,
mais d'un accord implicite, il était inutile de s'attarder
sur cette expérience. Il ne fut qu'un moyen que j'utilisai
sur mon épouse et notre couple pour opérer la transformation
qui me semblait vitale. Enfin, nous avons changé de table
le mois suivant, Sonia estimant qu'elle n'allait pas avec le reste
du mobilier.
Auteur : Lilibob
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