Ma rencontre avec Claire

J’ai connu Claire (nous l’appellerons ainsi) dans le TGV qui m’amenait à Paris. Je ne pus avoir, cette fois là, de siège  » isolé « . Je pris donc place dans le wagon qui m’avait été assigné. Je m’installais confortablement, pris un livre que je venais d’acheter sur les conseils d’un ami et commençais à le lire. En gare de Montpellier, une personne prit place à mes côtés et, après les formules de politesses habituelles, je me replongeai dans ma lecture. Je remarquai que cette personne en fit de même.

Au bout de quelques instants une exclamation retentit :  » Vous aussi ? » Je me tournai vers elle et la détaillai plus en détail. Elle était charmante, habillée avec goût et la longueur de sa jupe me laissait entrevoir de biens belles jambes. Je remarquai qu’elle portait une attention toute particulière au roman que je lisais et la regardai plus attentivement. Elle comprit mon interrogation muette et me montra la jaquette du livre qu’elle-même dévorait : il s’agissait du même roman ( » Le bonheur  » de Denis Robert).

Je perçus alors comme une gêne s’installant entre nous ; elle rougissait de confusion en bafouillant pour m’expliquer que ce n’était pas dans ses habitudes d’interpeller un homme comme ça et elle essaya, maladroitement, de justifier sa lecture. Je la rassurai, tout aussi maladroitement d’ailleurs.

Nous parlâmes un peu plus longuement de la trame de ce roman. Elle me fit part de ses impressions ; notre discussion était si prenante que j’en oubliai de prendre mon habituel café au bar du TGV. J’appris beaucoup plus de choses sur elle que l’inverse : mariée, deux enfants et un mari ingénieur. J’estimais son âge aux environs de 35 – 38 ans ; je me trompais, elle m’avoua, quelques semaines plus tard, qu’elle en avait 42. Je l’invitai à déjeuner et/ou à dîner une de ces jours. Je la sentais réticente et la rassurai sur mon invitation.

Nous nous quittâmes sur le quai et je profitai de l’occasion pour lui donner mon numéro de portable en la priant de me contacter.

Elle le fit deux jours plus tard. Rendez-vous fut pris, un soir, à 20 h 30, dans un petit restaurant que je connaissais bien pour y avoir déjà dîné bien des fois. Avantage supplémentaire et non des moindres, il était situé près de mon hôtel.

Ce sir-là, j’étais bien décidé à prendre les choses en main et j’attaquai la discussion sur le roman qui nous avait permis de nous rencontrer. J’abordai la question de la sexualité et de son corollaire, les fantasmes. Très gênée, elle m’avoua que c’était la première fois qu’elle lisait ce genre de littérature et que le titre de ce roman l’avait trompée.

Je décidai alors de la bousculer et lui demandai pourquoi donc elle m’avait apostrophé dans le train à son sujet, si elle l’avait lu en totalité et qu’en pensait-elle ? Je la sentais gênée et prête à me quitter car mes questions, visiblement, l’embarrassaient. Je dus la rassurer et parlais de tout et de rien, éloignant la conversation vers un sujet moins sensible. Au fil de la soirée, charmante au demeurant (j’avais affaire à une femme sensible et intelligente), je sentais qu’elle se mettait en confiance et elle me parla de sa vie, de son mari, de ses enfants.

Loin de la bousculer, je pris le parti, au contraire, de la laisser parler, de la rassurer sur son charme et lui proposai de nous revoir à l’occasion d’un prochain déplacement sur Paris.

Quelques semaines plus tard, entrecoupées par quelques coups de fil où nous parlions, parlions à nous enivrer, nous prîmes rendez-vous pour une soirée de la semaine suivante. Je m’empressai de réserver deux places pour l’opéra Bastille où se tenait un spectacle particulièrement prometteur.

Attablé à l’extérieur, place Bastille, je la vis arriver d’un pas alerte. En me voyant, elle sourit et je ne pus m’empêcher de l’admirer : elle était particulièrement désirable. Je lui fis quelques compliments, commandai deux apéritifs et lui révélai que j’avais réservé deux places pour la représentation de  » Parsifal  » à l’opéra. Devant son hésitation, je la questionnai. Elle m’avoua que c’était une surprise pour elle et qu’elle en appréciait d’autant plus l’inspiration.

Il va de soi que je ne profitais pas trop du spectacle si ce n’est celui de la regarder avec passion. Mon attitude semblait la gêner et à son interrogation muette, je commentais avec ferveur et passion ce que mon regard apercevait. Je profitais de sa confusion pour lui  » voler  » un baiser. J’insistai une nouvelle fois en la prenant dans mes bras. Elle me repoussa d’une manière si équivoque que je compris qu’elle était prête à sauter le pas. Dès lors, je n’arrêtai pas de la caresser au cou, au visage, et posai une de mes mains sur son genou. Timide, réservée mais finalement consentante, elle acceptait mes caresses et allait au-devant d’elles. A la sortie du spectacle, enlacés, je lui ai proposé de rejoindre mon hôtel. Elle ne dit mot mais me suivit sans résistance.

Arrivé dans ma chambre, et après des baisers fougueux, je me suis assis sur le lit et je l’ai invitée à se déshabiller, lentement, très lentement. Comprenant que c’était sa première expérience et pour ne pas l’effrayer, je me levai, m’approchai d’elle et lui susurrait dans l’oreille un scénario érotique.

Avant qu’elle ne puisse répondre, je lui bandai les yeux et l’invitai une nouvelle fois à se déshabiller. Quand elle ne fut plus qu’en soutien-gorge et en string, je lui demandai d’arrêter et m’approchai d’elle. Lui laissant toujours le bandeau sur les yeux, et, tout en la caressant, je lui disais de  » voir  » avec son corps, de s’imaginer mes mains parcourant sa peau, de se représenter la scène, de la vivre intensément et de laisser ses sens découvrir une facette nouvelle du plaisir.

Complètement nue, je la courbai légèrement et introduisit un doigt dans son sexe tout en caressant tendrement son clitoris puis la poussai sur le lit ou elle tomba à plat ventre. Je pris alors ses deux fesses dans mes mains, la relevait légèrement et m’introduisit dans son sexe maintenant ouvert et disponible. Je la pilonnais sans répit, m’étonnant moi-même de mon endurance. Nous arrivâmes ensemble au plaisir et je finis par m’écrouler sur elle.

Elle se leva pour prendre une douche et je la suivis. Tous les deux sous la douche nous nous embrassâmes fougueusement. Elle prit ma verge à pleine main, la branlant et lui redonnant de la vigueur. Elle la prit ensuite dans sa bouche et, jouant avec sa langue et ses mains, m’amena rapidement à la jouissance une nouvelle fois, avalant le sperme et léchant avec délicatesse ma verge. Elle m’avoua que c’était la première fois qu’elle avalait.

Après nous être séchés, je la couchai sur le lit et parcouru son corps, ne laissant aucune partie non explorée. Je lui fis un cunnilingus et l’amenai à une jouissance très bruyante. Elle m’avoua, également, que c’était la première fois qu’elle se laissait aller à cette pratique, jusqu’au bout.

Devant de tels aveux et touché de sa sincérité, une nouvelle envie me tenaillait. Voyant ma verge en érection elle la prit et entreprit, une nouvelle fois, une fellation. Je dois dire que sa bouche était douce, chaude et sa langue très agile. La repoussant sur le dos, je m’introduisis en elle pour une nouvelle  » chevauchée fantastique « .

Au bout d’un moment, je me retirai, la retournai et la pilonnai en levrette tout en laissant mon index jouer avec son anus. Après un premier réflexe de recul, elle en accepta l’introduction. Lentement, tout en continuant de lui faire l’amour, je pris la cyprine qui s’écoulait de son sexe et lui caressai l’anus, introduisant mon index et exerçant une rotation. Quand elle sentit mon sexe se retirer et appuyer sur son anus, elle me dit que c’était la première fois et qu’elle avait très peur d’avoir mal. Je la rassurai et, tout doucement, je poussai. Petit à petit, je rentrai et écartai son sphincter.

Stoïquement, bien qu’elle se plaignit par petits cris d’avoir mal, elle ne se retira pas et accepta cette introduction. J’entrepris alors des va et viens de plus en plus rapides. Au fur à mesure, je sentais qu’elle se détendait et semblait avoir moins mal qu’au début. Je ne pus retenir plus longtemps ma jouissance et explosai en elle. Je l’embrassais et la remerciais de ce don. Elle me dit alors qu’au début, elle avait beaucoup souffert mais, petit à petit, se sentant possédée comme jamais, elle avait éprouvé un réel plaisir. Certes moins intense que le plaisir vaginal mais plus agréable qu’elle ne l’aurait cru.

Cette nuit là, je dois avouer que nous ne dormîmes pas beaucoup,  » inventant  » toutes sortes de jeux et de scénarios érotiques. Nous parlâmes, à nous enivrer. Où plutôt, je l’écoutais me parler de l’aliénation que constituait sa vie professionnelle et familiale ; ne penser qu’à soi, qu’à ses envies, qu’à ses plaisirs et  » oser  » se libérer de ce train-train quotidien ou la sexualité a laissé la place à l’habitude du samedi soir et son si regrettable  » devoir conjugal  » !  » Me sentir désirer ! « , que de fois, me disait-elle, elle l’avait espérer.

Je prenais enfin conscience que choisir d’avoir un amant, c’est se laisser aller à vivre pleinement. Ma belle Claire, lui disais-je, tu viens de me faire découvrir, à moi aussi, que vivre sa passion dans un tel abandon n’est que l’expression d’un désir. Sans crainte ni honte, en laissant ses fantasmes se révéler, les vivre corps et âme, dans la recherche du seul plaisir charnel.

Nous nous sommes vus quelquefois encore à la recherche de nouvelles sensations.

Mais c’est une autre histoire !

 

Auteur : Magister

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