Pionne vicelarde
En
entrant en dernière année au lycée, je ne connaissais
pas grand-chose à l'amour ni, d'ailleurs, à la sexualité.
Bien sûr, à 18 ans, j'avais déjà flirté
avec quelques garçons du collège. Mais cela n'avait
jamais été bien loin. Quelques bisous dans le cou,
des promenades main dans la main, rien de plus. J'étais bien
attirée par les garçons, mais il faut reconnaître
que mes amies rencontraient plus souvent leurs faveurs que moi.
C'était sans doute parce que, un peu forte, mon physique
ne correspondait pas aux canons de la beauté du moment. La
mode était aux filles filiformes que l'on voyait à
la télé, pas aux petites rondes rigolotes et bien
sympas.
En rejoignant à la rentrée ce lycée éloigné
de mon domicile, j'espérais bien pouvoir assouvir les besoins
naturels communs à toutes les filles de mon âge et
trouver enfin un garçon gentil qui voudrait de moi. Je n'étais
pas difficile, mais je ressentais au fond de moi un immense besoin
de tendresse non satisfait. Je passerais cette année au lycée
en tant qu'interne. Nous avions déménagé durant
l'été et l'établissement était situé
à près de 100 km de chez moi. Il m'était impossible
de faire l'aller-retour quotidiennement.
Mes espoirs n'ont pas été déçus, bien
qu'ils aient été comblés d'une manière
peu orthodoxe. Mon désir de tendresse et de chaleur a été
satisfait, mais pas comme je l'aurais souhaité au départ.
En réalité, c'est dans les bras d'une femme de quelques
années mon aînée que j'ai pu m'épanouir
et laisser libre cours à mes pulsions.
Claire était pionne à l'internat. A 23 ans, elle
suivait des études de droit et avait trouvé ce petit
boulot pour financer ses années de fac. Elle était
chargée de veiller sur le dortoir des filles et d'assurer
la bonne marche de la collectivité. C'était une fille
intelligente et gentille. Nous avons tout de suite sympathisé.
Elle prenait habituellement ma défense quand les filles les
plus délurées de la chambrée me faisaient subir
railleries et moqueries. Je n'étais pas vraiment faite pour
la vie de groupe. Les anciennes, présentes à l'internat
depuis deux ou trois ans avaient rapidement pris l'ascendant sur
moi. Seul mon humour et la protection de Claire me permettaient
de supporter sans trop de difficultés les taquineries et
brimades quasi-quotidiennes de mes camarades.
Un soir, alors que les choses avaient failli mal tourner, je me
suis retrouvée dans la petite pièce qui servait de
chambre à la pionne. Claire se contentait d'habitude de sermonner
les coupables et de m'adresser quelques paroles de réconfort.
Mais ce jour-là, devant mon désarroi, elle m'entraîna
avec elle et entrepris de me consoler du mieux qu'elle le pouvait.
Douce, presque maternelle, elle me prit dans ses bras et tâcha
de me calmer. Je sentais sa main dans mes cheveux. Son visage, à
quelques centimètres du mien, me souriait. À cet instant,
je posai ma tête sur son épaule et éclatai en
sanglots, vaincue par la bêtise et la méchanceté
de mes camarades de dortoir. Claire me serra fort dans ses bras.
Je relevai alors la tête pour m'excuser. Quand mes yeux embués
de larmes croisèrent les siens, elle pencha délicatement
son visage vers moi et vint coller ses lèvres contre ma bouche.
Un peu désemparée, j'écartai les miennes pour
accueillir sa langue.
La tension était forte entre nous. Je ne savais plus vraiment
où j'en étais. Je sentais Claire qui tournait dans
ma bouche et cette sensation inconnue n'était pas faite pour
m'apaiser. Je me serrai encore un peu plus contre elle. Ses mains
avaient glissé dans mon dos, sous ma chemise de nuit. L'une
d'elles s'aventurait sur l'avant, entre nos deux corps juvéniles.
Elle trouva sans peine le chemin de mes seins. Plaquée sur
un mamelon, elle entama un mouvement circulaire délicat qui
ne me laissa pas indifférente. De temps en temps, ses doigts
venaient pincer mon téton, sans brutalité. Au bas
de mon ventre, un léger picotement caractéristique
m'indiquait que les caresses de la pionne n'étaient pas sans
effet sur mon corps.
Claire m'invita sans un mot à m'asseoir sur ses genoux.
A demi-consciente seulement, j'obéis. Une fois installée,
ma protectrice se fit plus entreprenante. Alors qu'elle me caressait
toujours la poitrine d'une main, elle profita de ma position pour
m'écarter les cuisses. Son autre main vint se placer sur
ma culotte, déjà mouillée par le désir.
Elle appuya doucement sur le renflement du pubis, accroissant au
passage mon excitation. Je sentais le tissu qui commençait
à coller à ma vulve. Un peu honteuse, j'ouvris les
jambes malgré moi. Du bout de ses doigts, Claire écarta
l'étoffe du slip et vint fouiller dans mes poils. Vicieusement,
elle se mit à caresser la fine peau qui recouvre les os du
bassin entre le haut de la cuisse et le bord de la fente. Le majeur
d'un côté, l'index de l'autre, elle massa délicatement
les abords immédiats de ma chatte. Cet attouchement impudique
électrisait tout mon bas-ventre.
Dans ma bouche, nos langues virevoltaient l'une contre l'autre.
De temps en temps, les lèvres de Claire aspiraient mon muscle
pour mieux le téter. Plus bas, elle branlait presque mon
nichon, le pétrissant, le malaxant, tirant sur le bout turgide.
Elle semblait avoir en elle une sorte de rage, de violence faite
de désir trop longtemps contenu. Cela tranchait avec la douceur
de ses caresses manuelles autour de ma vulve.
Les doigts, qui s'était jusque-là contentés
de douces manipulations, se firent plus inquisiteurs. Peu à
peu, ils se mirent à effleurer plus ouvertement les attributs
de ma féminité. Je les sentais qui approchaient de
mes lèvres vaginales. Quand, enfin, ils les touchèrent,
une onde de plaisir m'envahit. Ce sentiment s'amplifiât encore
lorsque l'index de Claire vint titiller l'extrémité
de mon bourgeon, pointé tout en haut de mon sexe.
Complètement soumise à la pionne indécente,
j'avais maintenant les jambes largement ouvertes. Je poussai involontairement
mon bassin à la rencontre de sa main. Je devais de temps
en temps quitter sa bouche pour exprimer mon plaisir. La chambre
résonnait de mes gémissements et de mes soupirs. Mais
bien vite, je revenais fourrer ma langue dans la bouche de mon initiatrice.
Je voulais moi aussi donner du plaisir à ma partenaire.
Inexpérimentée, je tentais de reproduire sur son corps
épanoui les caresses qu'elle me prodiguait avec tant de bonheur.
Mes doigts s'aventuraient dans sa toison fournie, à la recherche
des gestes qui sauraient la faire jouir. J'essayais maladroitement
de dupliquer les mouvements experts de sa main sur mon coquillage.
Heureusement, l'état d'excitation dans lequel nous nous trouvions
suffisait à masquer mon inexpérience en la matière.
Claire avait maintenant fiché deux doigts dans mon trou.
Elle les faisait coulisser avec constance. J'entendais le clapotis
régulier que produisaient ses phalanges à chaque aller-retour
dans ma fente baveuse. C'est la première fois que je recevais
en moi d'autres doigts que les miens. Cette idée accrue encore
mon excitation. Je me sentais devenir folle et j'avais du mal à
demeurer sur les genoux de ma compagne. Je me laissais donc glisser
sur son petit lit métallique et me couchai sur le dos, le
bassin toujours agité de soubresauts.
Au-dessus de moi, le visage de Claire me souriait. Elle s'était
agenouillée à mes côtés et semblait tout
entière occupée à me branler. Les genoux largement
écartés, elle accueillait également au fond
d'elle-même deux de mes doigts. Les allées et venues
de ma main dans sa moule paraissaient la combler. Encouragée
par ses réactions, je la bourrai de plus belle. Je lisais
sur son visage les prémices de l'extase. Sa deuxième
main avait quitté mon sein et rejoint l'autre entre mes cuisses.
Du bout des doigts, elle entrepris de me masser le clitoris. Reconnaissante,
j'entrepris de lui prodiguer le même type de caresse. Tant
bien que mal, j'appliquai mon pouce sur son bouton brûlant
et turgescent. Elle avait vraiment un clito sans commune mesure
avec le mien. Sa taille était bien du double et cela facilitait
considérablement ma tâche. Dans un état second,
j'avais bien besoin de ça.
Nous étions maintenant côte à côte, chacune
la main sur le sexe de l'autre. Le petit miroir fixé sur
la porte me renvoyait l'image de nos corps en délire. Je
n'étais plus la seule à gigoter sur le lit. Claire,
jusque-là appliquée et digne, se laissait maintenant
aller à tous les débordements. Nous soulevions nos
fesses de concert pour mieux sentir nos caresses mutuelles, pour
recevoir plus intimement les doigts de l'autre. Je sentais ceux
de Claire qui butaient tout au fond de moi et j'imaginais le plaisir
qu'elle ressentait lorsque les miens cognaient les parois de sa
vulve. Je n'étais plus seule à haleter et à
gémir dans la chambre minuscule de la pionne.
Je ne saurais plus dire aujourd'hui qui, de moi ou de ma partenaire
est partie la première. Peut-être avons-nous explosé
en même temps après tout ? Je me souviens juste de
m'être réveillée quelques heures plus tard,
au petit matin, encore collée à Claire, deux doigts
toujours plantés dans ma chatte.
A partir de ce jour, mon année d'internat s'est déroulée
à mon entière satisfaction. Soutenue par la pionne,
devenu mon amante régulière, j'ai pris confiance en
moi. Les brimades ont cessé et je peux même dire que
je suis devenue très respectée dans les dortoirs.
Peut-être vous raconterais-je un autre jour comment j'ai pu,
avec l'aide de Claire, mettre de l'ordre dans les chambrées.
Auteur : Anaïs
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